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Découvrir Montaigu

Sur les marches de l'UNESCO

 

Avec d’autres villes des marches de Bretagne, Montaigu s’engage dans une démarche de candidature à l’inscription au patrimoine Mondial de l’UNESCO. Plus largement, ce processus associera tout le bassin de vie de Montaigu où les traces des « marches » sont encore bien présentes. Forteresses, châteaux, logis, maisons fortes, moulins sont autant de témoignages matériels de cette période de notre histoire. Un tel projet de valorisation nécessitera plusieurs années d’études mais d’ores et déjà, en cas de réussite, on peut parier sur un impact touristique considérable.

 

Qu’est ce qu’une marche ?


Aux VIème et VIIème siècles, la « marche », du latin « marca » est synonyme de « limite », de « bordure », d’un domaine comme d’un royaume. La marche définit donc non une frontière mais un territoire qui comprend des comtés, censés jouer un rôle défensif. Cependant, cette zone reste volontairement poreuse et fluctuante. C’est vraisemblablement sous Charlemagne, pour éviter les incursions dévastatrices  et réprimer les révoltes que s’organise une sorte de frontière çà et là, notamment le long des voies romaines, où se développent des tours fortifiées qui facilitent l’observation, le repli, voire l’attaque.


Dès lors, il est logique de penser que cette zone était souvent désertée par les populations.


Plus tard, sous la Bretagne ducale, la notion de « marche » a évolué et pris une autre forme. Il s’agit d’une sorte de « couloir territorial » que l’on va appeler « marches communes de Bretagne et de Poitou ». Elles sont appelées « communes » car elles relèvent de deux provinces et sont indivises entre deux Seigneureries représentant la Bretagne et le Poitou. La paroisse de la Bruffière était sans doute la capitale des Hautes marches communes de Bretagne et de Poitou. Quant aux paroisses de Saint Hilaire de Loulay, Treize Septiers, la Guyonnière, La Boissière de Montaigu, elles étaient marches avantagères au Poitou sur la Bretagne. La zone de marches était protégée par des places fortes frontalières telles que Clisson en Bretagne ou Tiffauges et Montaigu côté Poitou.


Pourquoi essayer d’obtenir un classement au patrimoine Mondial de l’UNESCO ?


A l’initiative de Pierre MEHAIGNERIE, Maire de Vitré, un réseau des villes des marches de Bretagne s’est constitué. Il apparaît que les particularités liées à l’existence des marches sont tout à fait remarquables : subsistance de villes fortifiées, tradition de commerce et d’échanges perdurant encore aujourd’hui, présence de nombreux moulins rappelant l’activité économique des zones de marches… Par ailleurs, la notion de « marches » n’a jamais été approfondie et mérite que des études poussées soient conduites. Elles serviront au montage du dossier d’inscription sur la liste de candidature à l’UNESCO.


Enfin, chacun mesure bien le potentiel touristique d’une telle démarche. Le retentissement des classements à l’UNESCO est tel que notre territoire pourrait en tirer un profit considérable en terme d’image et en retombées économiques directes.



Comment poser notre candidature à l’UNESCO ?


Le réseau des villes de marches s’étoffe petit à petit. Au printemps 2010, ces territoires vont se regrouper en association et un comité scientifique composé de chercheurs renommés sera missionné dans le but de confectionner le dossier de candidature à l’UNESCO et d’identifier la « Valeur Universelle Exceptionnelle » des biens culturels et naturels des marches. En moyenne, le délai de montage d’un tel dossier prend 5 ans et nécessitera que les collectivités s’engagent dans la préservation des biens du patrimoine.