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Découvrir Montaigu

Histoire et patrimoine de la ville

La digue

La grande histoire d’une petite ville

 

 

Après les invasions barbares au IXème siècle, les habitants de Durivum (Saint Georges-de Montaigu) se sont réfugiés sur un site plus facilement défendable, un mons acutus, c'est-à-dire un mont acéré. Au cours du Moyen Age, les fortifications défensives du château de Montaigu se sont transformées du bois à la pierre.

 

Parallèlement, la ville s’est étendue à proximité immédiate des défenses du château. L’urbanisme concentré de la vieille ville avec ses rues étroites et ses ruelles irrégulières s’est formé progressivement au cours du moyen âge. A la fin du XVème siècle, le roi Louis XI craignant les forces bretonnes au nord et un débarquement anglais au sud, incita son cousin et seigneur de Montaigu, Louis de Belleville, à fortifier la ville.

 

Devant la situation géographique stratégique entre le nord et le sud, et les menaces extérieurs grandissantes, Montaigu devient ville royale par décret de Louis XI en 1473. Sur ordre du roi, de massifs travaux de fortifications défensives furent déployés : nettoyage des fossés intérieurs, restauration des remparts du château, creusement de douves extérieures, construction d’une digue monumentale en pierre ...

 

Pendant le Révolution, la ville fut un foyer des idées révolutionnaires dans une région fortement royaliste et catholique. Plusieurs montacutains célèbres se sont distingués à cette époque.

 

Le XIXème siècle fut une période charnière du développement industriel de la ville qui est aujourd’hui un pôle économique majeur de la Vendée.

 

 

Le patrimoine de Montaigu.

 

Le pavillon des nourrices

Achevé vers 1940, il fut construit par Gabriel de la Lande, noble de cette ville. Son appellation rappelle qu’il fut le refuge des nourrices et des enfants pendant les guerres de Vendée. Son architecture austère, dépourvue de décor extérieur est une marque de la religion protestante de son fondateur. Il eut plusieurs affectations : logement, prison au sous sol, hôtel de ville et musée.




Les fortifications

Décrétées par Louis XI, elles sont composées des remparts du château, d’une digue monumentale en pierre, de quatre portes de villes et de douves intérieures (barrant l’éperon rocheux) et extérieures (entourant la ville). Les remparts datant de la fin du XVème siècle, sont caractérisés par des formes aigües (polygone), des maçonneries en moellons de grosse taille et réguliers. La digue, en retenant de l’eau du ruisseau l’Asson, permettait de créer un étang de protection. Les remparts furent arasés en 1586 sur l’ordre d’Henri III.

 

La Collégiale St Maurice

Elle fut achevée en 1613, pour remplacer l’ancienne collégiale sur la plate-forme du château (aujourd’hui détruite). Sa charpente est originale, entre les traditions méridionales – toiture à faible pente – et les habitudes du nord – couvrement en ardoises. Ce bâtiment est dans un jardin clos, associé à une petite orangerie.

 

L’ancienne sous préfecture

La ville fut sous préfecture de 1800 à 1810. L’arrière grand père de Georges Clemenceau, Pierre-Paul, fut le premier sous-préfet jusqu’en 1805. Ce grand bâtiment aux ouvertures régulières fut influencé du  néoclassicisme. Aucun décor ou marque d’une fonctionnalité ne vient agrémenter cette façade.

 

 

L’Eglise St Jean Baptiste

Achevée en 1866, elle fut construite sur l’emplacement d’une église plus ancienne qui menaçait de tomber en ruine. Anciennement, un cimetière était ouvert auprès du cœur ; celui-ci fut fermé en 1790. Les fleurons en granit furent sculptés par Grootaers un artiste Nantais. De jolies rosaces en pierre décorent les transepts de l’église.

 

 

La maison du Chaffault

Datée du XVIIIème siècle, son architecture à double bandeaux horizontaux de pierre fut inspirée de la construction des bateaux, les sabords.

Elle rappelait à l’Amiral du Chaffault, sa carrière dans la Marine royale.

 

 

 

 

Les remparts